Résumé IA · DOI: 10.64898/2026.10.27.26366008 · medRxiv: Psychiatry and Clinical Psychology

Familial factors inflate the estimated effects of genetic liability to ADHD on behavioural outcomes

D. C. P. Crick, N. M. Davies, S. Medland, D. Evans
Article original Publié le 27 Oct. 2026 medRxiv preprint Licence : CC BY 4.0 Aussi en : en

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L’essentiel

Les analyses intrafamiliales atténuent les effets attribués à la prédisposition génétique au TDAH, suggérant une confusion familiale pour certains résultats comportementaux et sociaux.

Question

Les associations entre prédisposition génétique au TDAH et résultats sanitaires, comportementaux et sociaux reflètent-elles un effet propre à l’individu ou des facteurs familiaux et environnementaux ?

Méthode

Les auteurs comparent des randomisations mendéliennes à deux échantillons, populationnelles et intrafamiliales, pour 16 phénotypes, avec 21 à 22 variants génétiques après harmonisation. Les associations génétiques avec le TDAH proviennent d’une étude comprenant 38 691 personnes avec TDAH et 186 843 témoins ; les données intrafamiliales regroupent jusqu’à 164 220 frères et sœurs de 18 cohortes européennes. L’analyse principale utilise une pondération par l’inverse de la variance, complétée par des analyses de sensibilité et une correction des tests multiples.

Résultats

  • Résultat Les analyses populationnelles reproduisent les associations précédemment rapportées, mais de nombreuses estimations s’atténuent vers zéro dans les analyses intrafamiliales, particulièrement pour les résultats comportementaux et sociaux.
    Voir le passage dans l’article
    The population-based Mendelian randomization analysis replicated previous estimates of the effects of ADHD on behavioural and social outcomes and health measures[21–24]. However, many of the estimates attenuated to the null (especially for behavioral and social outcomes) when using the family-based Mendelian randomization analysis (Figure 3).
  • Résultat Les différences entre les estimations populationnelles et intrafamiliales présentent des valeurs de p nominales de 0,048 pour les symptômes dépressifs et de 0,034 pour l’âge au premier enfant.
    Voir le passage dans l’article
    In family-based analyses, these estimates were attenuated for most outcomes and exhibited a trend of differing from the population-based estimates, e.g. for depressive symptoms (p=0·048) and age at first child (p=0·034), cigarettes smoked per day (p=0·051), cognitive performance (p=0·054) and educational attainment (0.064).
  • Résultat Pour les mesures sanitaires examinées, les estimations populationnelles et intrafamiliales restent statistiquement compatibles malgré des différences entre leurs valeurs ponctuelles.
    Voir le passage dans l’article
    The population-based and family-based estimates were statistically consistent for these outcomes, with their confidence intervals overlapping despite differences in point estimates.
  • Interprétation des auteurs Selon les auteurs, les résultats suggèrent qu’une partie des associations attribuées au TDAH reflète le contexte familial et social plutôt qu’un effet direct de la prédisposition individuelle.
    Voir le passage dans l’article
    In conclusion, the associations between genetic liability to ADHD and behavioural and social outcomes reported in population-based studies appear, at least in part, to reflect the family environments in which ADHD arises rather than the direct effect of an individual’s own liability.

Limites

  • Les associations entre variants et TDAH proviennent d’une étude populationnelle et peuvent donc être influencées par des facteurs familiaux, malgré la stabilité observée dans les analyses de sensibilité.
    Voir le passage dans l’article
    The SNP–exposure associations were derived from a population-based GWAS and could be influenced by familial factors; however, estimates were essentially unchanged across a wide range of shrinkage parameters, suggesting that inflation of the SNP–ADHD association is unlikely to affect our conclusions.
  • La moindre précision des analyses intrafamiliales limite la capacité à distinguer les estimations pour certains résultats.
    Voir le passage dans l’article
    Family-based Mendelian randomization is inherently less precise than population-based analysis, because it uses only within-family variation and genotyped relatives remain scarce[26, 27]; this likely explains why we could not detect heterogeneity for some outcomes.
  • Les estimations incluent les voies passant par les traitements et ne permettent pas d’isoler l’effet du traitement lui-même.
    Voir le passage dans l’article
    Our estimates, including the family-based estimates, therefore reflect the total effect of genetic liability to ADHD, including any pathways acting through treatment, and cannot isolate the effect of treatment itself.

Portée

Selon les auteurs, les données familiales sont nécessaires pour distinguer les effets individuels de la confusion familiale dans les études génétiques du TDAH. Ces résultats invitent à ne pas assimiler toute la charge associée au TDAH à une charge modifiable par le seul traitement individuel, sans établir directement l’efficacité des interventions.

Rédigé par une IA à partir de l’article. Les passages cités sont vérifiés mot pour mot dans le texte analysé ; le reste peut contenir des erreurs.

Mots clés générés par l'IA : TDAH randomisation mendélienne prédisposition génétique analyses intrafamiliales facteurs familiaux et sociaux

Pour aller plus loin

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Cette prépublication examine dans quelle mesure les conséquences sanitaires, comportementales et sociales associées au trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) découlent de la prédisposition génétique individuelle ou reflètent également l’influence du contexte familial et social. Les études classiques de randomisation mendélienne suggèrent que cette prédisposition contribue notamment à la dépression, au tabagisme et à une scolarité plus courte. Toutefois, leurs estimations peuvent être biaisées par la structure génétique des populations, le choix de partenaires présentant des caractéristiques corrélées et les effets indirects du patrimoine génétique parental sur l’environnement des enfants. Les auteurs ont comparé une approche de randomisation mendélienne populationnelle à une approche intrafamiliale, fondée sur les différences génétiques entre frères et sœurs. Les instruments génétiques provenaient d’une étude d’association pangénomique européenne comprenant 38 691 personnes atteintes de TDAH et 186 843 témoins. Selon le critère étudié, 21 ou 22 variants génétiques ont été retenus. Les données intrafamiliales étaient issues de 18 cohortes regroupant jusqu’à 164 220 membres de fratries. L’analyse portait sur 16 caractéristiques sanitaires, comportementales et sociales. Les effets étaient exprimés en écarts-types de chaque caractéristique pour un doublement des cotes de TDAH prédites génétiquement. Plusieurs analyses de sensibilité ont évalué la robustesse des résultats aux hypothèses statistiques et aux effets génétiques empruntant d’autres voies que le TDAH. Les analyses populationnelles retrouvaient les associations déjà rapportées. Un doublement des cotes de TDAH prédites génétiquement était associé à une augmentation de la fréquence de consommation d’alcool de 0,065 écart-type, des symptômes dépressifs de 0,059 écart-type et du nombre quotidien de cigarettes de 0,094 écart-type. Il était également associé à une diminution du niveau d’études de 0,065 écart-type, de l’âge au premier enfant de 0,045 écart-type et des performances cognitives de 0,075 écart-type. Dans les analyses intrafamiliales, ces estimations se rapprochaient généralement de zéro : 0,002 écart-type pour les symptômes dépressifs, 0,003 pour l’âge au premier enfant, 0,021 pour le nombre quotidien de cigarettes et −0,005 pour les performances cognitives. Tous les intervalles de confiance correspondants incluaient zéro. L’association avec le niveau d’études était atténuée, mais demeurait négative : −0,033 écart-type, avec un intervalle de confiance à 95 % compris entre −0,061 et −0,005. Les différences entre les deux approches étaient nominalement significatives pour les symptômes dépressifs et l’âge au premier enfant, avec des valeurs de p respectives de 0,048 et 0,034. Concernant les mesures physiques, les estimations populationnelles indiquaient notamment une augmentation de l’indice de masse corporelle de 0,037 écart-type et du taux de protéine C-réactive de 0,031 écart-type. Les estimations intrafamiliales correspondantes étaient de 0,008 et −0,009 écart-type. Elles restaient toutefois statistiquement compatibles aussi bien avec les estimations populationnelles qu’avec une absence d’effet. Les auteurs concluent qu’une partie des associations attribuées à la prédisposition individuelle au TDAH pourrait refléter des facteurs familiaux et sociaux. Ces résultats ne démontrent ni l’absence de conséquences individuelles du TDAH ni l’inefficacité des traitements, dont l’étude n’évalue pas directement les effets. Les principales limites sont la moindre précision des analyses intrafamiliales, l’utilisation d’associations génétiques avec le TDAH issues d’une étude populationnelle et la restriction aux populations européennes. Les analyses de sensibilité étaient globalement concordantes, sans pour autant lever toutes les incertitudes. Pour la plupart des critères étudiés, les données ne permettent donc pas de distinguer clairement les effets individuels des influences familiales. Cette prépublication souligne avant tout la nécessité de disposer de données familiales plus vastes et plus diversifiées.

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Mis à jour le 2 novembre 2026.

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