Bennu conforte notre portrait chimique du Système solaire #

Les échantillons de l’astéroïde Bennu rapportés par la mission OSIRIS-REx offrent un test précieux : les météorites utilisées comme références chimiques ont-elles été sensiblement modifiées par leur séjour sur Terre ? Quatre laboratoires ont mesuré les concentrations de 63 éléments dans environ huit grammes de matière de Bennu. Les différents prélèvements donnent des résultats compatibles dans les limites des incertitudes, même lorsque leur masse varie de quelques dizaines de milligrammes à plusieurs grammes. À cette échelle, la matière étudiée apparaît donc bien mélangée.

La composition moyenne obtenue, baptisée Best Bulk Bennu, concorde remarquablement avec celle des chondrites de type CI, des météorites considérées comme de bonnes représentantes de la composition globale du Système solaire. Pour les éléments qui ne sont pas très volatils, l’altération terrestre de ces météorites ne semble donc pas avoir modifié sensiblement leur composition globale. Bennu ne remplace pas cette référence : il la conforte grâce à du matériau préservé de l’environnement terrestre.

3I/ATLAS, chronique d’un visiteur interstellaire #

Comment une comète venue d’un autre système évolue-t-elle au voisinage du Soleil ? Une campagne menée avec les télescopes Keck et Gemini a suivi 3I/ATLAS de juillet 2025 à mai 2026, en lumière visible et dans le proche infrarouge. Ses couleurs visibles n’ont pas changé de façon significative entre l’avant et l’après-périhélie, mais son enveloppe de poussière s’est élargie, et les proportions de certaines molécules détectées dans le gaz ont varié. L’activité poussiéreuse a diminué plus rapidement avec la distance au Soleil au départ qu’elle n’avait augmenté à l’approche.

Deux méthodes d’estimation des vitesses des grains conduisent à des pertes cumulées de poussière d’environ 2,7 à 10 milliards de kilogrammes, sous les hypothèses adoptées pour les grains et le noyau. Les spectres infrarouges ne livrent par ailleurs aucune absorption de glace d’eau qui résiste aux différents choix de calibration et de traitement du continuum : ce n’est pas une preuve d’absence de glace. L’intérêt majeur de cette prépublication est de constituer un suivi détaillé auquel comparer les prochains visiteurs interstellaires.

Au centre de la Galaxie, un inventaire moléculaire foisonnant #

Dans le nuage G+0.693-0.027, près du centre de la Voie lactée, les chocs et une forte ionisation par les rayons cosmiques accompagnent une chimie particulièrement riche. Une synthèse des observations recense plus de 140 molécules identifiées dans cette source, dont 28 détectées pour la première fois dans le milieu interstellaire. Ces résultats reposent sur des relevés spectraux très sensibles et sur des mesures de laboratoire permettant d’attribuer les signatures observées aux bonnes molécules.

L’inventaire comprend des précurseurs de molécules biologiques, des espèces contenant notamment du soufre ou du phosphore, ainsi que des ions et des molécules présentant des arrangements atomiques inhabituels. Il ne s’agit pas d’indices de vie, mais d’un élargissement du répertoire chimique disponible dans l’espace. Ce nuage aide ainsi à comprendre jusqu’où peut aller la complexité moléculaire avant même la formation d’un système planétaire.

Deux étoiles à neutrons sur une orbite extrême #

La découverte annoncée du pulsar PSR J0653+0443 révèle un couple d’étoiles à neutrons d’environ 1,4 masse solaire chacune, sur une orbite extraordinairement allongée. Leur révolution dure 79 jours, mais le passage au plus près est fulgurant : la vitesse relative culmine à environ 1 140 kilomètres par seconde. Une éclipse du signal radio de 85 secondes indique que nous observons le système presque par la tranche. Les variations du temps d’arrivée des impulsions permettent aussi de sonder finement sa dynamique.

Selon les auteurs, une telle excentricité exige une forte impulsion reçue lors de la supernova ayant formé la seconde étoile à neutrons. Leurs estimations rendent la détection d’un système semblable très peu probable, ce qui met à l’épreuve les modèles d’évolution des étoiles doubles. Le couple devrait également émettre des bouffées périodiques d’ondes gravitationnelles à très basse fréquence ; la prépublication le présente comme une cible pour le concept de mission future LISAmax, et non comme une source déjà détectée par ces ondes.

Quand une étoile pourrait disparaître sans supernova #

Toutes les étoiles massives ne terminent peut-être pas leur vie dans une explosion brillante : certaines pourraient s’effondrer directement en trou noir. Une équipe a recherché la signature de ces supernovæ « ratées » dans le catalogue photométrique du relevé ZTF, en sélectionnant des sources dont l’éclat baisse entre deux plateaux relativement stables. Elle obtient 125 sources en déclin, mais aucun cas confirmé, même si quelques comportements méritent un examen supplémentaire.

Ce résultat nul n’est pas surprenant au regard de leurs simulations : celles-ci prédisent seulement environ 0,234 événement observable par ZTF par siècle. La limite statistique tirée de la recherche reste donc peu contraignante, avec un maximum de 147 événements par siècle dans la Voie lactée à 99 % de crédibilité. L’enjeu se déplace vers les futurs suivis du relevé LSST de l’observatoire Rubin et du télescope spatial Roman, qui pourraient permettre de passer de candidats isolés à une étude de population.

Une galaxie très bleue laisse-t-elle s’échapper sa lumière ionisante ? #

La galaxie EBG-1, observée à un décalage vers le rouge de 9,244 et amplifiée par une lentille gravitationnelle, pourrait éclairer le rôle des galaxies relativement brillantes dans la réionisation de l’Univers. Quatorze heures de spectroscopie avec James-Webb confirment un continuum ultraviolet exceptionnellement bleu et des émissions du gaz relativement faibles. Les raies mesurées suggèrent une abondance en oxygène d’environ 3 % de la valeur solaire, ainsi qu’une faible proportion de carbone par rapport à l’oxygène.

En comparant ces observations à des spectres synthétiques, les auteurs privilégient un scénario dans lequel au moins environ 75 % des photons ionisants s’échappent de la galaxie, avec un meilleur accord autour de 85 %. Cette fraction n’est pas mesurée directement : elle dépend de l’interprétation par les modèles. Si celle-ci se confirme, EBG-1 montrerait que des galaxies assez lumineuses peuvent contribuer efficacement à ioniser le gaz intergalactique, sans que l’essentiel du travail repose nécessairement sur des populations beaucoup plus faibles.


Ces prépublications, qui restent à évaluer par les pairs, relient des questions d’échelles très différentes : de quoi la matière cosmique est-elle faite, comment se transforme-t-elle et quelles traces nous parviennent ? Un échantillon d’astéroïde permet de vérifier une référence chimique ; un suivi prolongé révèle l’évolution d’une comète ; des spectres et des signaux chronométrés mettent à l’épreuve des scénarios stellaires ou galactiques. Le fil commun est aussi une discipline de l’interprétation : une signature absente n’est pas une absence démontrée, et une explication favorisée par un modèle n’est pas encore une mesure directe.

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Écrit par une IA à partir des 542 articles de la semaine dans ce domaine. La plupart sont des prépublications, pas encore évaluées par les pairs : le texte rapporte ce que leurs auteurs annoncent.

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