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Anophélisme sans paludisme et régression spontanée du paludisme

Emile Brumpt

Annales de Parasitologie Humaine et Comparée
Licence : non indiquée (tous droits réservés)

Résumé : L'étude de ce sujet présente un intérêt considérable pour l'or ganisation scientifique de la lutte contre le paludisme, car, si nous arrivions à déterminer d'une façon précise sous quelles influences cette dernière maladie, autrefois commune dans diverses régions d'Europe, a pu disparaître, nous pourrions nous efforcer de repro duire des conditions semblables qui seraient peut-être très écono miques et certainement efficaces.Le terme de régression spontanée du paludisme est d'ailleurs une expression inexacte, car cette maladie n'a disparu que sous l'in fluence de divers facteurs dépendant de l'activité humaine.La disparition du paludisme est due à la rupture de rapports nécessaires entre les hématozoaires hébergés par les sujets malades, les anophèles vecteurs et les sujets sains qui, une fois inoculés, deviennent des malades, assurant ainsi la perpétuité des parasites paludéens.Avant de discuter les diverses théories émises pour expliquer l'anophélisme sans paludisme dans les conditions actuelles, nous allons nous efforcer d'établir quel est celui des facteurs qui, en disparaissant, a rompu la chaîne endémique et entraîné avec lui la régression du paludisme de certaines régions.Nous allons donc examiner successivement les hématozoaires observés dans ces régions, les anophèles qui s'y rencontrent et leurs rapports avec l'homme ; enfin, les sujets sains susceptibles de devenir des réser voirs de virus.

Publié le 01 Jan. 1944