Résumé IA · arXiv: 2610.25915v1 · nucl-ex

Singular observation of shape and spin hindrance in metastable nuclear decay of $^{197}$Au

S. K. Tandel, D. Rathore, M. Hemalatha, Subhrajit Sahoo, P. C. Srivastava, P. Chowdhury, R. V. F. Janssens, F. G. Kondev,

et 3 autres auteursM. P. Carpenter, T. Lauritsen, D. Seweryniak

Article original Soumis à arXiv le 19 Oct. 2026 15 pages, 4 figures Licence : CC BY 4.0 Aussi en : en

L’essentiel

Un nouvel isomère de l’or 197 présente une transition E2 extrêmement inhibée concurrençant une branche E4, interprétées comme la coexistence d’empêchements liés à la forme et au spin.

Question

Un même état nucléaire métastable peut-il présenter simultanément des empêchements de désexcitation liés à la forme et au spin ? L’étude recherche cette coexistence dans l’or 197, noyau transitionnel proche des couches fermées.

Méthode

Deux expériences ont bombardé une feuille d’or de 50 mg/cm² avec des faisceaux de bismuth 209 à 1450 MeV et de plomb 207 à 1430 MeV ; les coïncidences gamma ont été enregistrées avec les 100 détecteurs germanium de Gammasphere. Les périodes sans faisceau, allant jusqu’à 8 s, ont permis de rechercher les états à longue durée de vie, tandis que les bilans d’intensité corrigés de la conversion interne ont servi à déterminer les multipolarités. Les auteurs ont confronté les observations à des calculs Ultimate Cranker, à des calculs de modèle en couches avec KSHELL et l’interaction KHHE, ainsi qu’à des estimations empiriques.

Résultats

  • Résultat Un nouvel état métastable est établi à 2102 keV dans l’or 197, avec une demi-vie supérieure à 10 s et une attribution proposée de spin-parité (29/2+).
    Voir le passage dans l’article
    A new metastable state in 197Au, with T1/2 $>$ 10 s, has been established at Ex = 2102 keV, as displayed in Figure 1.
  • Résultat Le bilan d’intensité favorise fortement une multipolarité E4 pour la transition de 266,6 keV, tandis qu’une branche E2 non observée de 5,5 keV est déduite des coïncidences.
    Voir le passage dans l’article
    Thus, the $E4$ assignment for the 266.6-keV line is highly favored by intensity balance considerations. The $M3$ assignment is much less likely; further, it would imply $M1$ character for the unobserved 5.5-keV transition, a conclusion difficult to reconcile with known physical considerations, and the non-observation of such a highly-hindered $M1$ transition across the nuclear chart.
  • Résultat La probabilité réduite de la transition E2 de 5,5 keV est inférieure à 6,2 × 10⁻⁹ unités de Weisskopf, révélant une inhibition extrême.
    Voir le passage dans l’article
    As displayed in Table II, the reduced $E2$ transition probability, $B(E2)$ $<$ $6.2\times 10^{-9}$ Weisskopf units (W.u.) is indicative of a highly-suppressed $E2$ transition.
  • Interprétation des auteurs Les auteurs interprètent la compétition des branches E2 et E4, associée à la forte suppression E2, comme la coexistence d’empêchements liés à la forme et au spin dans une même séquence de désexcitation.
    Voir le passage dans l’article
    In 197Au, however, the observation of comparable $E2$ and $E4$ decay branches from the same $I^{\pi}=29/2^{+}$ metastable state, together with the pronounced suppression of the $E2$ strength, indicates the coexistence of shape and spin hindrance within a single decay sequence.

Limites

  • La demi-vie de l’isomère n’est pas déterminée précisément : seule une borne inférieure de 10 s est adoptée.
    Voir le passage dans l’article
    An inspection of the data collected when the beam was switched off suggests a half-life longer than several minutes; however, a precise value could not be determined, therefore, a T1/2 $>$ 10 s lower limit has been adopted.
  • Sans mesure précise de la demi-vie, il reste impossible de déterminer si la force E4 est renforcée, inhibée ou proche de l’estimation à une particule.
    Voir le passage dans l’article
    A future measurement of T1/2(29/2+) would affirm whether the $B(E4)$ probability is enhanced, suppressed or close to the single-particle estimate.
  • Les calculs de modèle en couches ne représentent pas explicitement les changements de déformation susceptibles de contribuer à l’inhibition E2 observée.
    Voir le passage dans l’article
    Although the shell-model calculations reproduce the dominant configurations of the states involved, they do not explicitly incorporate deformation changes that may contribute to the observed large suppression of the $E2$ transition strength in the decay of the Iπ = 29/2+ state.

Portée

Selon les auteurs, cet isomère constitue un nouveau point de référence pour les modèles de structure nucléaire devant décrire conjointement déformation collective et configurations individuelles. Il indique qu’une complexité structurale importante persiste près du noyau doublement magique plomb 208, au-delà d’une description purement à une particule.

Rédigé par une IA à partir de l’article. Les passages cités sont vérifiés mot pour mot dans le texte analysé ; le reste peut contenir des erreurs.

Mots clés générés par l'IA : Isomérie nucléaire ; Or 197 ; Coexistence de formes ; Transitions électromagnétiques ; Modèle en couches

Pour aller plus loin

  • Résumé Complet
  • Résumé vulgarisé
  • Article de blog
  • Abstract original
Cet article examine la possibilité qu’un même isomère nucléaire, c’est-à-dire un état excité métastable, présente simultanément deux mécanismes de ralentissement de sa désexcitation électromagnétique : une différence de forme entre les états initial et final et une forte variation du moment angulaire. Habituellement observés séparément, ces mécanismes pourraient se conjuguer dans le noyau stable d’or 197, situé à proximité du noyau doublement magique de plomb 208, où coexistent configurations individuelles et déformations collectives. Deux expériences ont été réalisées à l’accélérateur ATLAS d’Argonne. Des faisceaux de bismuth 209 à 1 450 MeV et de plomb 207 à 1 430 MeV ont bombardé une cible épaisse d’or. Les rayonnements gamma ont été enregistrés en coïncidence par les 100 détecteurs au germanium du dispositif Gammasphere. Plusieurs séquences alternant irradiation et interruption du faisceau ont permis d’explorer différentes échelles temporelles, notamment des cycles de deux secondes d’irradiation suivies de huit secondes d’arrêt. L’analyse associe l’étude des coïncidences gamma, les bilans d’intensité corrigés de la conversion interne et les distributions temporelles. Elle est complétée par des calculs de configurations déformées avec Ultimate Cranker et des calculs du modèle en couches avec KSHELL et l’interaction KHHE. Le résultat principal est l’identification d’un nouvel état métastable à 2 102 keV, auquel les auteurs proposent d’attribuer un spin-parité de 29/2⁺. Sa demi-vie est supérieure à 10 secondes, sans avoir pu être déterminée précisément. Cet état se désexcite par une transition observée de 266,6 keV vers le niveau à 1 836 keV, de spin-parité 21/2⁺, ainsi que par une transition non observée de 5,5 keV vers le niveau à 2 097 keV, de spin-parité 25/2⁺. Cette seconde branche est déduite de l’observation du rayonnement de 261,1 keV qui lui succède. La demi-vie du niveau à 1 836 keV est mesurée à 8,8 ± 0,6 nanosecondes. Le bilan d’intensité favorise nettement une multipolarité électrique E4 pour la transition de 266,6 keV et conduit à proposer une multipolarité E2 pour celle de 5,5 keV. Cette dernière serait soumise à une conversion interne extrêmement importante, ce qui expliquerait l’absence d’observation directe de son rayonnement gamma. Les intensités totales relatives de ces deux branches sont respectivement de 102 ± 6 et de 7 ± 1 : elles constituent donc deux voies de désexcitation concurrentes, mais de poids très différents. La limite inférieure de demi-vie implique, pour la transition E2, une probabilité réduite inférieure à 6,2 × 10⁻⁹ unités de Weisskopf, révélant une inhibition exceptionnelle. Pour la branche E4, seule une borne supérieure de 107 unités de Weisskopf est obtenue ; son éventuel renforcement ou affaiblissement reste donc indéterminé. Les auteurs interprètent cette combinaison comme la coexistence d’une inhibition liée à la forme et d’une inhibition liée au spin. Les calculs prédisent pour l’état 25/2⁺ une forme modérément aplatie, avec un paramètre de déformation de 0,13. Le modèle en couches reproduit approximativement les énergies, à environ 100 à 200 keV près, mais prédit pour la transition E2 issue de l’isomère une probabilité réduite de 0,6 unité de Weisskopf, très supérieure à la borne expérimentale. Il ne rend donc pas compte de l’inhibition observée. Cette étude constitue ainsi un test particulièrement exigeant pour les modèles associant structure en couches, mélange de configurations et déformation collective. Ses principales limites sont l’absence de mesure précise de la demi-vie, l’identification indirecte de la transition de 5,5 keV et le caractère encore provisoire de certaines attributions. Des mesures sur des durées plus longues, ainsi que des analyses par spectrométrie de masse, sont prévues pour préciser cette interprétation.

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